martes, 9 de junio de 2009

El Polo Sur

Alphonse de Neuville ilustración de Vingt mille lieues sous les mers. Le capitaine Nemo prenant
la hauteur du Soleil
. Fuente:www.lesia.obspm.fr
Vingt Mille Lieues sous les mers
Deuxième partie
Chapitre XIV
Le pôle Sud
Je me précipitai vers la plate-forme. Oui ! La mer libre. A peine quelques glaçons épars, des icebergs mobiles ; au loin une mer étendue ; un monde d’oiseaux dans les airs, et des myriades de poissons sous ces eaux qui, suivant les fonds, variaient du bleu intense au vert olive. Le thermomètre marquait trois degrés centigrades au-dessus de zéro. C’était comme un printemps
relatif enfermé derrière cette banquise, dont les masses éloignées se profilaient sur l’horizon du nord.
« Sommes-nous au pôle ? demandai-je au capitaine, le coeur palpitant.
— Je l’ignore, me répondit-il. A midi nous ferons le point.
— Mais le soleil se montrera-t-il à travers ces brumes ? dis-je en regardant le ciel grisâtre.
— Si peu qu’il paraisse, il me suffira, répondit le capitaine. »
A dix milles du Nautilus, vers le sud, un îlot solitaire s’élevait à une hauteur de deux cents mètres. Nous marchions vers lui, prudemment, car cette mer pouvait être semée d’écueils.

Veinte mil leguas de viaje submarino
Segunda Parte
Capítulo XIV
El Polo Sur
Me precipité a la plataforma. ¡Sí! El mar libre. Apenas algunos témpanos dispersos y algunos icebergs móviles. A lo lejos, un mar extenso; un mundo de pájaros en el aire; miríadas de peces bajo las aguas que, según los fondos, variaban del azul intenso al verde oliva.
El termómetro marcaba tres grados bajo cero. Era casi una primavera, encerrada tras el banco de hielo cuyas masas lejanas se perfilaban en el horizonte del Norte.
-¿Estamos en el Polo? -pregunté al capitán, con el corazón palpitante.
-Lo ignoro -me respondió-. A mediodía fijaremos la posición.
-¿Cree que se mostrará el sol a través de esta bruma? -le pregunté, mirando al cielo grisáceo.
-Por poco que lo haga, me bastará -respondió el capitán.
Hacia el Sur y a unas diez millas del Nautilus un islote solitario se elevaba hasta una altura de unos doscientos metros.
Hacia ese islote nos dirigíamos, pero prudentemente, pues el mar podía estar sembrado de escollos.
Veinte mil leguas de viaje submarino
Julio Verne